Cette semaine c’est Mimilie du blog la Maison de Mimilie que j’interview. "Maman-unique" comme je les appelle d’une petite fille, elle nous parle de son parcours et de sa façon de gérer l’unicité.

Colombe: Alors ready pour l’interview?
Mimilie: Prête
Colombe: Tout d’abord petite présentation de ta personne: Tu es blogueuse de puis combien de temps?
Mimilie: Dans un mois, on fêtera la première année
Colombe: Super alors joyeux anniversaire un peu en avance!!!! Comment es tu arrivé à créé un blog?
Mimilie: Merci
Je suis rédactrice web, j’écris pour les sociétés depuis plusieurs années maintenant. J’avais envie d’avoir mon propre support et d’y transcrire des analyses subjectives et objectives sur les hommes et les femmes. Depuis il s’est enrichis j’écris des textes fictifs, des nouvelles, des contes, et puis je donne un peu de moi aussi. Mais l’idée était là, j’avais envie d’écrire pour quelqu’un d’autres que mes clients.
Colombe: Tu as bien fait. Très belle idée. Tu es donc une "maman-unique". Tu as un garçon? une fille? quel age?
Mimilie: Je suis maman solo d’une petite puce de bientôt 4 ans (le 1er avril). Mais oui je suis bien une maman unique, juste une petite puce à aimer !
Colombe: Est ce un choix ou un "non-choix" (c’est à dire problème médicaux!)
Mimilie: C’est un choix, lié à divers évènements. Je n’ovule qu’une fois l’an, je suis donc passé par différents examens et traitements pour avoir ma poupette. Expérience assez difficile émotionnellement, à savoir que je me suis remise en question sur ma condition de femme avec une seule question "Suis-je capable de faire un enfant". Puis après, je suis une maman / femme, et j’aime pouvoir être autre chose qu’une maman, sinon je ne suis pas épanouie. Donc je dirais que c’est un mixte des des deux, un choix et un non choix.
Colombe: As tu du faire face à des a-priori par rapport au fait d’avoir un enfant unique: trop gaté, associable…?
Mimilie: Non comme j’assume entièrement ma vie, les gens n’osent même pas me donner leurs avis sur la question. Et puis, ils la savent heureuse, donc pour l’instant cela ne me pose pas de soucis. En revanche, je crois que le jour où je ne serais plus maman solo, mais en couple, peut – être oseront-ils faire des réflexions. A vrai dire, s’ils le font, je les comprendrais un peu. Les enfants uniques ont une réputation assez négatives, ils s’interrogent forcément du bien-être de l’enfant unique. Ensuite, l’associabilité n’a rien à voir avec l’unicité. Il est plutôt lié à la façon dont les parents font confiance à leur enfant, qu’ils soient unique ou plusieurs.
Colombe: Est ce que ta fille t’a déjà réclamé un petit frère ou une petite soeur?
Mimilie: Non. Elle joue à la grande soeur, ses bébés peuvent être des frères ou soeurs, mais elle ne m’a rien demandé directement. Ce qu’elle aimerait c’est un compagnon de jeu, pas un enfant à temps pleins dans sa vie. Elle aime avoir sa place entière dans mon coeur. Mais c’est nouveau comme comportement, c’est lié à l’école, je pense. Depuis j’essaye d’inviter ses copains à la maison, on les rejoint aussi ailleurs (parcs, ciné, soirée entre amis …) .
Colombe: Est ce que personnellement cela t’inquiete que ta fille grandisse en tant qu’enfant unique surtout plus tard lorsqu’elle sera une adulte?
Mimilie: Non, je ne suis pas inquiète. La générosité fait partie de ma vie. Je suis bénévole au don du sang, elle vient avec moi. Elle me voit aussi partager avec mes amis, mes proches. Et elle est elle-même dôté de ce trait de caractère. Pour moi, ce n’est pas parce que l’on est enfant unique que l’on est égoiste, non partageur, non généreux, colérique ou je ne sais quoi d’autres. C’est dans notre façon d’être que les enfants se modélisent et se structurent. J’aime les gens, elle les aime aussi. Ma priorité, c’est de la baigner dans une sécurité affective et émotionnelle, d’écouter ses besoins, sans faire disparaître les miens. Je m’écoute autant qu’elle, donc elle apprend la patience, elle apprend l’indépendance, elle aime être autonome aussi. Et puis, même si pour l’instant je ne souhaite pas du tout avoir de second enfant, peut être qu’un jour je changerai d’avis. Je ne suis pas fermé non plus.
Colombe: On dirait que rien ne t’inquiete au sujet de l’unicité ni maintenant ni plus tard. Tu es tellement seraine face à cela, c’est un vrai plaisir. Moi qui est jugé très souvent par mon entourage, qui me pose des questions sur l’avenir de mon Junior son manque de quelquechose… Je trouve plaisant de voir que toi tu le vis si bien. En plus d’être une maman-unique" tu es une maman solo, qu’est ce qui est le plus dur?
Mimilie: Bien en fait, j’ai mis longtemps à m’accepter (pour tout mes choix de vie, pas seulement sur mon statut de maman unique ou maman solo) et à aimer ce que j’étais. J’ai pleins de défauts, je fais pleins d’erreurs et de bétises. Mais j’avance, je suis perfectible, et j’assume ce que je suis . Il n’y a pas de bien ou de mal. Il y a des choix, des pensées, des comportements, et on vit sur une échelle. Je ne suis plus manichéenne, ça aide à relativiser et à apprécier ce que l’on. Et puis parce que je comprend aussi ce que les autres peuvent ressentir. C’est ma force. Je sais que ce n’est pas contre moi leur réflexion, ils projettent leur peur sur moi ou sur ma fille. Et à vrai dire, c’est leur problème, pas le mien. je gère mes émotions, j’aide ma puce à gérer les siennes parce que je suis sa maman. Mais les autres, ils font ce qu’ils peuvent et comme ils peuvent. Je ne les juge pas. D’autant plus, qu’on ne connait jamais réellement une personne. Quand ils nous regardent ma fille et moi, parfois ils aiment et me le disent, parfois ils ont peur.
Ensuite pour ma fille, elle manquera de chose, elles ne sera pas parfaite parce que je n’aurais pas fait les choses à la perfection. Elle aura le droit de m’en vouloir, mais voilà, je suis comme je suis. je fais comme je peux avec mes outils psychologiques, avec mon coeur, mon âme, mon esprit. Tu sais, tout le monde à toujours à dire sur les autres, c’est plus facile que de regarder à l’intérieur de soi. C’est moins fatiguant de foutre sa crotte sur les autres.
ben en faites, là ma condition de femme solo est compliquée. Il y a le stress financier, les contraintes de gestion de temps, de garde … Mais j’aime ce que j’ai aujourd’hui, je me suis battue pour ça. Donc là je suis plus dans une phase de douce saveur, et je recommence une phase de construction apaisée et motivée. Donc je ne sais que répondre. Parce que je ne suis pas sûre non plus qu’être en couple serait facile pour moi, ce serait trop de contraintes à gérer.
Colombe: j’entame la partie fun de l’itw. t’es prête?
Mimilie: oki
Colombe: Ce que tu aimes le plus dans le job de maman?
Mimilie: la tendresse et la complcité que l’on a toutes les deux. C’est mon meilleur job et si facile !!!
Colombe: Ce que tu aimes le moins dans le job de maman?
Mimilie: les réveils la nuit
Colombe: Si tu pouvais changer 1 chose de son caractère chez ton enfant, qu’est ce que cela serait?
Mimilie: son autorité. elle fait sa commandante quoi
Colombe: Ce que tu préfère chez ta fille?
Mimilie: son coeur, c’est un amour de tendresse
Colombe: Tu ne dois pas oublier d’appeller qui aujourd’hui?
Mimilie: ma cliente
Colombe: Où veux tu partir en vacances là maintenant tout de suite?
Mimilie: En Corse
Colombe: Quel est le dernier texto que tu as reçu sur ton téléphone?
Mimilie: celui d’une amie pour une histoire de mec :-p
Colombe: Tu as envie de manger quoi, là maintenant tout de suite?
Mimilie: des frites
Colombe: Comment as tu trouvé l’interview?
Mimilie: géniale, j’ai bien aimé la logique du truc.
Colombe: Merci beaucoup à toi ca a été un plaisir et surtout très enrichissant.
Pour retrouver Mimilie c’est par ICI